La maison de la pers

 

Equiper le logement, oui, mais pas n'importe comment.

Quand on s’intéresse au logement d’une personne dépendante, on pense immédiatement aux équipements, outils et autres aménagements rendus nécessaires par la fragilité physique de la personne. On en oublie ce qu’il signifie pour elle. "Pour chacun d’entre nous, une maison représente trois choses : la sécurité, l’intimité, et l’identité par rapport à d’autres : on est «la dame du troisième», «le monsieur au coin de la rue», explique Cristelle Ghekiere, directrice associée de Seniosphère. Plus on vieillit, plus la notion de sécurité prend le pas sur le reste".  L’arrivée d’aides à domicile, de personnel, d’une éventuelle équipe de surveillance est un ballet incessant perçu comme une «intrusion dans ce sentiment de sécurité et d’intimité» selon Cristelle Ghekiere. L’installation d’équipements : déambulateurs, lève-malades, appareils pour lire en gros caractères, etc… change la physionomie de l’appartement et contribue à la crainte de la personne de ne plus se sentir chez elle. Dans un souci légitime de faciliter la circulation dans le logement et d’éviter les chutes, les personnes aidantes se mettent souvent à ranger bibelots, meubles et autres plantes vertes. «Mais déplacer un objet, c’est toucher à une partie de la vie de cette femme ou de cet homme», rappelle Cristelle Ghekiere. Il s’agit donc d’être délicat.  De manière générale, il ne faut pas arriver en territoire conquis mais respecter le rythme de la personne dépendante. «Ne pas entrer dans sa chambre ou sa salle de bains sans frapper, illustre-t-elle. Ce n’est pas parce qu’une personne ne l’exprime pas par les mots qu’elle ne ressent pas ce manque de respect.» 
 

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